Les smartphones peuvent accomplir des choses étonnantes, en particulier Waze, le système de navigation par satellite conçu par les Israéliens et acquis par Google en 2013. Mais il est une chose que même Waze ne peut pas faire. Il peut vous dire comment arriver à tel endroit, mais il ne peut pas vous dire où aller. C’est à vous de décider.
La décision la plus importante que nous puissions prendre dans la vie, c’est de choisir où nous voulons être plus tard. Sans un sens de la destinée et de la destination, notre vie ne mènera nulle part. Si nous ne savons pas où nous voulons aller, nous n’y parviendrons jamais, quelle que soit la vitesse à laquelle nous voyageons. Pourtant, certaines personnes passent des mois à planifier leurs vacances, mais pas un seul jour à planifier leur vie. Elles se laissent vivre, tout simplement.
C’est ce dont traite notre parasha, à l’échelle d’une nation et non d’un individu. Dieu, par l’intermédiaire de Moïse, expose le choix implacable :
« Si vous vous conduisez selon mes lois, si vous gardez Mes préceptes et les exécutez, Je vous donnerai les pluies en leur saison, et la terre livrera son produit, et l’arbre du champ donnera son fruit… Je ferai régner la paix dans ce pays, et nul n’y sera effrayé. »
XXVI, 3-4, 6
Si, en revanche, « vous ne m’écoutez point, et que vous cessiez d’exécuter tous ces commandements », il s’en suivra un désastre. Les malédictions longuement énoncées ici comptent parmi les plus terrifiantes de tous les textes bibliques : c’est la description d’une catastrophe nationale, présageant d’un sombre avenir.
Le passage tout entier, qui comprend aussi bien les bénédictions que les malédictions, peut être interprété de façon surnaturelle ou naturelle. D’après le premier mode, le sort d’Israël, du moins à l’époque biblique, était le résultat direct de sa fidélité ou de son infidélité à la Torah. Dieu intervenait constamment par des miracles dans l’histoire afin de récompenser le bien et châtier le mal. La moindre sécheresse ou famine, mauvaise récolte ou défaite militaire, était le résultat d’une faute. Chaque année paisible et fructueuse était le résultat de l’obéissance à Dieu. C’est ainsi que les prophètes d’Israël comprenaient l’histoire.
Mais selon le mode naturel, la Providence divine intervient par notre inter- médiaire, en nous transformant de l’intérieur plutôt qu’en agissant sur la réalité extérieure. Si vous êtes des Hébreux dans le pays d’Israël, vous serez toujours entourés d’empires et d’ennemis plus grands et plus forts que vous. Vous serez toujours tributaires des aléas des précipitations et des sécheresses, parce qu’Israël, contrairement au delta du Nil ou à la vallée du Tigre et de l’Euphrate, ne dispose d’aucune ressource en eau, naturelle, régulière et prévisible. Vous vous retrouve- rez donc toujours à lever les yeux vers le ciel. Même des Juifs tout à fait laïques le comprennent souvent, plus particulièrement David Ben Gourion lorsqu’il disait : « En Israël, pour être réaliste, il faut croire aux miracles. »
Selon cette approche, le mode de vie décrit dans la Torah est unique parce qu’il recourt plus souvent au naturel qu’au surnaturel. Certes, la Torah est la parole de Dieu. Dieu n’est pas perçu comme un intervenant stratégique perpétuel dans l’histoire, mais plutôt comme un guide nous indiquant comment vivre pour recevoir Ses bénédictions. La Torah est un ensemble d’instructions pour la vie conçues par Celui qui a créé la vie. C’est ce que les sages entendaient lorsqu’ils dirent qu’au début des temps, « Dieu consulta la Torah et créa le monde. » Vivre conformément à la Torah signifie, de ce point de vue, s’aligner sur les forces nécessaires à l’épanouissement des hommes, surtout lorsqu’on est un peuple minuscule entouré d’ennemis.
Ce qui était unique dans la société envisagée par la Torah, c’est que chaque individu comptait. La justice était primordiale. Les riches ne pouvaient pas acheter un traitement de faveur et les pauvres n’étaient pas abandonnés à leur misère. À l’occasion des célébrations communes, nul ne devait être laissé pour compte – notamment l’orphelin, la veuve et l’étranger.
Chacun devait recevoir au moins une partie de la récolte de céréales et de fruits. Les employeurs devaient traiter leurs employés avec équité et considération. Même s’il existait toujours des esclaves, un jour sur sept ils pouvaient bénéficier de la même liberté que leurs propriétaires. Autrement dit, chacun avait un rôle à jouer dans la société. Tous la défendraient donc au péril de leur vie. Les Hébreux n’avaient pas une armée de conscrits levée par un dirigeant en vue d’agrandir ses propres possessions. C’est pourquoi ils furent capables de vaincre des armées et des nations bien plus considérables.
Surtout, ils devaient avoir un sens de la destinée et de la destination. C’est la signification du mot clé qui revient comme un leitmotiv tout au long des malédictions : keri, mot qui apparaît sept fois dans notre parasha et nulle part ailleurs dans le Tanakh. « Si vous marchez avec Moi avec keri… alors Je marcherai avec vous avec keri. »
Ce mot a donné lieu à plusieurs interprétations. Le Targoum Onkelos lui donne le sens de « sans cœur », Saadia le lit comme « avec rébellion », Rashi comme « traitement désinvolte ». D’autres le comprennent comme « durement » ou « avec hostilité ». Maïmonide, cependant (repris en partie par Rashi, le Rashbam, Ibn Ezra, le ‘Hizkouni et d’autres), l’interprètent comme étant lié au mot mikreh, signifiant « hasard ». Selon Maïmonide, ce passage signifie donc : « Si vous croyez que ce qui vous arrive n’est qu’une question de hasard, dit Dieu, Je vous livrerai au hasard. »
Avec cette lecture, le livre de Vayikra se termine comme il a commencé, avec le choix fatidique entre mikra (avec un aleph) et mikreh (avec un heh) : entre considérer la vie comme un appel, une convocation, une vocation, une destinée, ou n’y voir qu’un hasard, une conjoncture aléatoire dépourvue de toute signification.
Il en va ainsi dans la vie des nations, comme dans celle des individus. Si vous considérez ce qui vous arrive uniquement comme le fruit du hasard, votre vie sera régie par le seul hasard. C’est ce que veulent dire les sages lorsqu’ils écrivent : « Partout où [la Torah] dit ‘Et il advint’, c’est toujours le prélude à une tragédie. » Si vous laissez simplement les choses arriver, vous finirez par vous retrouver exposé aux vicissitudes du sort et aux caprices des autres. Mais si vous croyez être là dans un dessein bien précis, votre vie en suivra la direction.
Vous y consacrerez votre énergie. Le sentiment d’une mission vous donnera de la force. Vous accomplirez des choses remarquables.
Ce fut cette perspective particulière que les Juifs apportèrent au monde. Contrairement aux peuples de l’Antiquité ou aux athées d’aujourd’hui, les Juifs ne croyaient pas que l’univers fût régi par le hasard. Était-ce par pur hasard qu’une fluctuation aléatoire dans le champ quantique avait produit le Big Bang qui donna naissance à l’univers ? Ou qu’il s’est avéré que l’univers était régulé précisément par les six constantes mathématiques nécessaires pour donner naissance aux étoiles et aux planètes, et aux éléments chimiques essentiels à l’émergence de la vie ? Était-ce par pur hasard que la vie a surgi de la matière inerte ? Ou que parmi les cent millions de formes de vie qui existent sur terre, une seule, l’homo sapiens, a été capable de poser la question « Pourquoi ? »
Une telle conception n’a rien de contradictoire. Elle est compatible avec toute la science que nous connaissons aujourd’hui, peut-être avec toute la science que nous connaîtrons jamais. Tel est l’univers en tant que keri. Nombreux sont ceux qui pensent ainsi. Ils l’ont toujours fait. Selon cette conception, il n’y a pas de « Pourquoi », ni pour les nations, ni pour les individus. La vie se déroule simplement. Nous sommes ici par hasard.
Les Juifs pensent autrement. Personne ne l’a mieux dit que l’historien catholique Paul Johnson :
Aucun peuple n’a jamais proclamé plus haut que les Juifs la finalité de l’histoire, la destinée de l’homme. Très tôt dans leur existence collective, ils ont cru discerner un plan divin pour la race humaine, un plan dont leur propre société serait le pilote. Ils définirent alors dans ses moindres détails le rôle qu’ils étaient appelés à jouer. Dans les temps de grande misère, ils s’y cramponnèrent avec une constance héroïque. Nombre d’entre eux y croient encore. D’autres l’ont transmué en diverses tentatives prométhéennes d’élévation de notre condition par des moyens purement humains. La vision juive fut donc le prototype d’innombrables desseins aussi grandioses – divins et humains – pour l’ensemble de l’humanité. À ce titre les Juifs occupent une place centrale dans ces efforts tant de fois déployés pour donner à la vie humaine la dignité d’un projet[1].
Les êtres qui changent le monde sont ceux qui croient que la vie a un but, une direction, une destinée. Ils savent où ils veulent aller et ce qu’ils veulent réaliser. Dans le cas du judaïsme, cet objectif est clair : montrer qu’il est possible de créer, dans le désert de l’humanité, une petite clairière où coexistent liberté et ordre, où prévaut la justice, où les faibles sont pris en charge et les démunis reçoivent de l’aide, où nous avons l’humilité d’attribuer nos succès à Dieu et nos échecs à nous-mêmes, où nous chérissons la vie comme le don de Dieu et où nous faisons tout notre possible pour la sanctifier. En d’autres termes : précisément le contraire de la violence et de la brutalité perpétrées aujourd’hui au nom de Dieu par des extrémistes religieux.
Pour y parvenir, cependant, nous devons avoir le sens du projet collectif. Tel est le choix que Moïse, parlant au nom de Dieu, a placé devant les Hébreux. Mikra ou mikreh ? La vie survient-elle simplement ? Ou est-elle un appel de Dieu à créer des moments de beauté spirituelle et morale qui affranchissent l’humanité de l’implacable course au pouvoir ? « Donner à la vie humaine la dignité d’un projet. » C’est ce que les Juifs sont appelés à montrer au monde.
[1] Paul Johnson, The History of the Jews, Londres, Weidenfeld and Nicolson, 1987. En français, Une histoire des juifs, traduit par Jean-Pierre Quijano, JC Lattès, 1989, p. 10.
Le sens et la direction
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Les smartphones peuvent accomplir des choses étonnantes, en particulier Waze, le système de navigation par satellite conçu par les Israéliens et acquis par Google en 2013. Mais il est une chose que même Waze ne peut pas faire. Il peut vous dire comment arriver à tel endroit, mais il ne peut pas vous dire où aller. C’est à vous de décider.
La décision la plus importante que nous puissions prendre dans la vie, c’est de choisir où nous voulons être plus tard. Sans un sens de la destinée et de la destination, notre vie ne mènera nulle part. Si nous ne savons pas où nous voulons aller, nous n’y parviendrons jamais, quelle que soit la vitesse à laquelle nous voyageons. Pourtant, certaines personnes passent des mois à planifier leurs vacances, mais pas un seul jour à planifier leur vie. Elles se laissent vivre, tout simplement.
C’est ce dont traite notre parasha, à l’échelle d’une nation et non d’un individu. Dieu, par l’intermédiaire de Moïse, expose le choix implacable :
Si, en revanche, « vous ne m’écoutez point, et que vous cessiez d’exécuter tous ces commandements », il s’en suivra un désastre. Les malédictions longuement énoncées ici comptent parmi les plus terrifiantes de tous les textes bibliques : c’est la description d’une catastrophe nationale, présageant d’un sombre avenir.
Le passage tout entier, qui comprend aussi bien les bénédictions que les malédictions, peut être interprété de façon surnaturelle ou naturelle. D’après le premier mode, le sort d’Israël, du moins à l’époque biblique, était le résultat direct de sa fidélité ou de son infidélité à la Torah. Dieu intervenait constamment par des miracles dans l’histoire afin de récompenser le bien et châtier le mal. La moindre sécheresse ou famine, mauvaise récolte ou défaite militaire, était le résultat d’une faute. Chaque année paisible et fructueuse était le résultat de l’obéissance à Dieu. C’est ainsi que les prophètes d’Israël comprenaient l’histoire.
Mais selon le mode naturel, la Providence divine intervient par notre inter- médiaire, en nous transformant de l’intérieur plutôt qu’en agissant sur la réalité extérieure. Si vous êtes des Hébreux dans le pays d’Israël, vous serez toujours entourés d’empires et d’ennemis plus grands et plus forts que vous. Vous serez toujours tributaires des aléas des précipitations et des sécheresses, parce qu’Israël, contrairement au delta du Nil ou à la vallée du Tigre et de l’Euphrate, ne dispose d’aucune ressource en eau, naturelle, régulière et prévisible. Vous vous retrouve- rez donc toujours à lever les yeux vers le ciel. Même des Juifs tout à fait laïques le comprennent souvent, plus particulièrement David Ben Gourion lorsqu’il disait : « En Israël, pour être réaliste, il faut croire aux miracles. »
Selon cette approche, le mode de vie décrit dans la Torah est unique parce qu’il recourt plus souvent au naturel qu’au surnaturel. Certes, la Torah est la parole de Dieu. Dieu n’est pas perçu comme un intervenant stratégique perpétuel dans l’histoire, mais plutôt comme un guide nous indiquant comment vivre pour recevoir Ses bénédictions. La Torah est un ensemble d’instructions pour la vie conçues par Celui qui a créé la vie. C’est ce que les sages entendaient lorsqu’ils dirent qu’au début des temps, « Dieu consulta la Torah et créa le monde. » Vivre conformément à la Torah signifie, de ce point de vue, s’aligner sur les forces nécessaires à l’épanouissement des hommes, surtout lorsqu’on est un peuple minuscule entouré d’ennemis.
Ce qui était unique dans la société envisagée par la Torah, c’est que chaque individu comptait. La justice était primordiale. Les riches ne pouvaient pas acheter un traitement de faveur et les pauvres n’étaient pas abandonnés à leur misère. À l’occasion des célébrations communes, nul ne devait être laissé pour compte – notamment l’orphelin, la veuve et l’étranger.
Chacun devait recevoir au moins une partie de la récolte de céréales et de fruits. Les employeurs devaient traiter leurs employés avec équité et considération. Même s’il existait toujours des esclaves, un jour sur sept ils pouvaient bénéficier de la même liberté que leurs propriétaires. Autrement dit, chacun avait un rôle à jouer dans la société. Tous la défendraient donc au péril de leur vie. Les Hébreux n’avaient pas une armée de conscrits levée par un dirigeant en vue d’agrandir ses propres possessions. C’est pourquoi ils furent capables de vaincre des armées et des nations bien plus considérables.
Surtout, ils devaient avoir un sens de la destinée et de la destination. C’est la signification du mot clé qui revient comme un leitmotiv tout au long des malédictions : keri, mot qui apparaît sept fois dans notre parasha et nulle part ailleurs dans le Tanakh. « Si vous marchez avec Moi avec keri… alors Je marcherai avec vous avec keri. »
Ce mot a donné lieu à plusieurs interprétations. Le Targoum Onkelos lui donne le sens de « sans cœur », Saadia le lit comme « avec rébellion », Rashi comme « traitement désinvolte ». D’autres le comprennent comme « durement » ou « avec hostilité ». Maïmonide, cependant (repris en partie par Rashi, le Rashbam, Ibn Ezra, le ‘Hizkouni et d’autres), l’interprètent comme étant lié au mot mikreh, signifiant « hasard ». Selon Maïmonide, ce passage signifie donc : « Si vous croyez que ce qui vous arrive n’est qu’une question de hasard, dit Dieu, Je vous livrerai au hasard. »
Avec cette lecture, le livre de Vayikra se termine comme il a commencé, avec le choix fatidique entre mikra (avec un aleph) et mikreh (avec un heh) : entre considérer la vie comme un appel, une convocation, une vocation, une destinée, ou n’y voir qu’un hasard, une conjoncture aléatoire dépourvue de toute signification.
Il en va ainsi dans la vie des nations, comme dans celle des individus. Si vous considérez ce qui vous arrive uniquement comme le fruit du hasard, votre vie sera régie par le seul hasard. C’est ce que veulent dire les sages lorsqu’ils écrivent : « Partout où [la Torah] dit ‘Et il advint’, c’est toujours le prélude à une tragédie. » Si vous laissez simplement les choses arriver, vous finirez par vous retrouver exposé aux vicissitudes du sort et aux caprices des autres. Mais si vous croyez être là dans un dessein bien précis, votre vie en suivra la direction.
Vous y consacrerez votre énergie. Le sentiment d’une mission vous donnera de la force. Vous accomplirez des choses remarquables.
Ce fut cette perspective particulière que les Juifs apportèrent au monde. Contrairement aux peuples de l’Antiquité ou aux athées d’aujourd’hui, les Juifs ne croyaient pas que l’univers fût régi par le hasard. Était-ce par pur hasard qu’une fluctuation aléatoire dans le champ quantique avait produit le Big Bang qui donna naissance à l’univers ? Ou qu’il s’est avéré que l’univers était régulé précisément par les six constantes mathématiques nécessaires pour donner naissance aux étoiles et aux planètes, et aux éléments chimiques essentiels à l’émergence de la vie ? Était-ce par pur hasard que la vie a surgi de la matière inerte ? Ou que parmi les cent millions de formes de vie qui existent sur terre, une seule, l’homo sapiens, a été capable de poser la question « Pourquoi ? »
Une telle conception n’a rien de contradictoire. Elle est compatible avec toute la science que nous connaissons aujourd’hui, peut-être avec toute la science que nous connaîtrons jamais. Tel est l’univers en tant que keri. Nombreux sont ceux qui pensent ainsi. Ils l’ont toujours fait. Selon cette conception, il n’y a pas de « Pourquoi », ni pour les nations, ni pour les individus. La vie se déroule simplement. Nous sommes ici par hasard.
Les Juifs pensent autrement. Personne ne l’a mieux dit que l’historien catholique Paul Johnson :
Les êtres qui changent le monde sont ceux qui croient que la vie a un but, une direction, une destinée. Ils savent où ils veulent aller et ce qu’ils veulent réaliser. Dans le cas du judaïsme, cet objectif est clair : montrer qu’il est possible de créer, dans le désert de l’humanité, une petite clairière où coexistent liberté et ordre, où prévaut la justice, où les faibles sont pris en charge et les démunis reçoivent de l’aide, où nous avons l’humilité d’attribuer nos succès à Dieu et nos échecs à nous-mêmes, où nous chérissons la vie comme le don de Dieu et où nous faisons tout notre possible pour la sanctifier. En d’autres termes : précisément le contraire de la violence et de la brutalité perpétrées aujourd’hui au nom de Dieu par des extrémistes religieux.
Pour y parvenir, cependant, nous devons avoir le sens du projet collectif. Tel est le choix que Moïse, parlant au nom de Dieu, a placé devant les Hébreux. Mikra ou mikreh ? La vie survient-elle simplement ? Ou est-elle un appel de Dieu à créer des moments de beauté spirituelle et morale qui affranchissent l’humanité de l’implacable course au pouvoir ? « Donner à la vie humaine la dignité d’un projet. » C’est ce que les Juifs sont appelés à montrer au monde.
[1] Paul Johnson, The History of the Jews, Londres, Weidenfeld and Nicolson, 1987. En français, Une histoire des juifs, traduit par Jean-Pierre Quijano, JC Lattès, 1989, p. 10.
Maurice was a visionary philanthropist. Vivienne was a woman of the deepest humility.
Together, they were a unique partnership of dedication and grace, for whom living was giving.
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